Les Chroniques Entropiques sont une exploration de la disparition, du paysage en mutation et de la mémoire des lieux. À travers une approche plastique mêlant vestiges, fragments, photographies ou travail plastique, elles documentent ce qui s’efface ou qui est irrémédiablement détruit par l’activité humaine.
Chaque chronique est un témoignage, un relevé de terrain où le geste artistique devient une archéologie du présent. Usines fermées, arbres et cultures arrachées, démolition de sites, paysages transformés. Cet effritement progressif du monde sous l’effet du temps de l’oubli et de l’avancé du béton.
Déposées parfois in situ, sous forme de travaux divers, ces actes plastiques interrogent la manière dont nous habitons et transformons l’espace. Combien de temps résistent-elles avant d’être effacées ? Que devient un lieu lorsque sa mémoire s’effondre sous le poids du béton ?
Les Chroniques Entropiques ne figent pas l’histoire : elles en consignent la disparition, cherchant dans les ruines du présent la matière d’une mémoire à reconstruire.